ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
Enseignement Européen, mixte (européens et musulmans)
1835 : un lycée à Alger : 10 élèves
1860 : Lycée Impérial à Alger
Institut secondaire à Constantine
4 collèges à Oran, Mostaganem, Bone et Philippeville
1881 : 2 lycées , 8 collèges et 4 établissements privés formaient
3142 élèves
le baccalauréat n'avait lieu qu'à Alger avec des jurys venus de métropole
1959 : effectifs du secondaire public :
40695 élèves dont 10.000 musulmans
Accroissement de 2000 élèves chaque année, soit 2 établissements nouveaux par an à ajouter aux 25
lycées (dont 8 de filles) 24 collèges (dont 11 de filles).
Par exemple à Alger :
Lycée Bugeaud (garçons) Lycée Delacroix (filles)
Lycée Gauthier (européens)
et Lycée Fromentin (européennes)
Lycée Ben Aknoun (musulmans et musulmanes)
Plus
de grands établissements privés (Notre Dame d'Afrique, Sainte Chantal etc....)
En 1959 : dans l'Académie d'Alger : 3293 bacheliers (1
ère partie)
2354 bacheliers (2 ème partie)
La proportion des jeunes musulmans allait croissant
Enseignement spécial des Musulmans
1830 : médersas et zaouias enseignaient le Coran pour ceux qui voulaient devenir cadis ou kodjhas, oulémas ou mouderres
1850 : 3 médersas sont réorganisées par la France pour élever le niveau des études : durée des études portée à 4ans à Tlemcen, Constantine, Médéa, cette dernière transportée à Blidah puis à Alger
1904 - 1908 : 2 grandes médersas à Alger et à Tlemcen dont les professeurs étaient français et musulmans
1944 : a
côté de la préparation des magistrats et des mouderres, la préparation du baccalauréat fut introduite. Ces médersas furent transformées quelques années plus
tard en lycées franco-musulman et largement ouvertes aux jeunes européens :
2 à Alger , 1 à Constantine, 1 à Tlemcen
430 élèves en 1953, 805 en 1957
Des 1917 l'Association des Oulémas avait organisé des petites médersas
1947 : l'Institut Ben Badis à Constantine
1958 : 58 établissements de l'Association des Oulémas instruisait 11.000
élèves en la langue arabe moderne dans les disciplines religieuses , insistant moins sur les matières scientifiques que les écoles de l'Etat.