Je dédie ce site à mes enfants, petits enfants et plus généralement à toute ma famille. Je voudrais leur dire tout ce que je sais de leurs ancêtres qui dans les années 1840 partirent du Tarn, de l'Aude des Hautes Pyrénées et de Toulouse pour tenter la grande aventure de l'Outre Mer.
Je commence par l'histoire des deux villages où notre famille s'implanta.
Boghar d'abord : mon arrière grand père Frédéric Panis en fut le maire à deux reprises : de 1881 à 1888, puis de 1895 à 1901. Mon grand oncle Eugène Panis, son fils en fut le dernier maire : de 1934 à l'indépendance.
Mon grand père, ma grand mère, mes tantes et cousins y naquirent s'y marièrent et beaucoup y furent enterrés. J'ai appris par mon grand oncle le dernier maire de Boghar qui est venu mourir à Toulouse après l'indépendance et qui avait gardé de nombreux amis musulmans à Boghar avec lesquels il correspondait, que le cimetière avait été sinon profané, au moins remanié. Les corps ont été rassemblés et transportés à Médéa dans une grande fosse commune. Ainsi l'Algérie nouvelle n'a même pas permis à ceux qui avaient créés ces villages d'y reposer en paix.
De la même manière elle a fondé toute son histoire sur un mensonge, confortée en cela par nombre d'intellectuels français. Comme exemple je ne citerais que la plupart des manuels scolaires en usage en Algérie et en France. Mais les mensonges historiques ne durent pas éternellement ...
Et c'est comme témoin que je raconte l'histoire de Boghar et ensuite celle du village de "Paul Cazelles " qui fut mon grand père.
Jacqueline Faure-Astier Toulouse mars 2001, mise à jour avril 2005